La partition selon MOIL-2

MOIL est un acronyme signifiant "Music Oriented Input Language". La version 1 de ce langage tenait compte de certaines caractéristiques du temps musical - sa récursivité ou fractalité - mais un sondage d'opinion effectué sur un échantillon représentatif des musiciens, professionnels ou amateurs, de toutes tendances musicales (expérimentales, baroques, hybrides post-romantiques etc.) nous a appris que de cette caractéristique, les musiciens, ils ne s'en inquiètent guère.

Le langage MOIL-2 est orienté vers la musique destinée à être écoutée et ré-écoutée et ne manifeste donc aucun intérêt pour la génération en temps réel ou autres sauvetages du musicien et du concert cérémonieux : la musique, c'est - comme le dit aussi Glenn Gould - quelque chose qu'on écoute.

Mais après un an de pratique et pour avoir passé le cap de l'utilisation du paquetage Numarray, le temps réel est envisageable même pour des modulations complexes, même si le temps réel n'est pas, pour moi, une priorité. Avoir un accès plus rapide à la complexité du « phénomène musique » est une raison valable pour utiliser les outils informatiques idoines. Mais à la condition que les outils informatiques ne soient pas un écran qui cachent la complexité (cette tentation du cache-cache, héritée des logiciels propriétaires, se propage aussi à l'informatique dite libre).

La version 2 de MOIL est donc plus simple que MOIL-1, mais en sauvegardant néanmoins une grande flexibilité dans la notation du temps et des durées. Cette flexibilité est telle qu'elle n'exclut pas, grâce à Python, la récursivité qui caractérisait MOIL-1. Si on se permet d'avoir un regard un peu plus distant : chaque événement sonore a une structure de dictionnaire ; or Python gère très bien les dictionnaires (ceci au point qu'on peut très facilement se faire en Python des dictionnaires bilingues version-thème en entrant les mots en ordre dispersé, mais ceci n'a évidemment rien à voir avec cela) ; il est donc possible d'imaginer des événements musicaux toplogiquement élastiques, entrant dans la constitution ou dans la modulation d'autres événements musicaux et ceci sur la base de la structure de dictionnaire du langage. Je ne prétends pas que c'est simple, mais cela rend compte de la complexité d'un message musical. En fait, c'est peut-être cela, la musique.

MOIL-2 permet d'écrire des partitions et d'en obtenir une traduction en fichier audio. Cette traduction sera effectuée par un script en Python - évidemment ; le langage Python est agréable à manipuler : si on ne comprend pas l'une des voies possibles, eh bien on en choisit une autre. Python est un langage dont les rudiments sont faciles à apprendre, de sorte que chaque utilisateur peut retailler le costume à sa guise.

Incidemment j'ai appris que « moil » est un mot anglais légèrement obsolète dont le sens est « Ah, quelle galère !», mais cela n'est non plus d'aucune importance, évidemment.

Depuis la date de création (17 mars 2002), le langage s'est étoffé peu à peu (en certains points, il s'est rapproché de MOIL-1) de sorte qu'il a faluu réviser la documentation selon les variations saisonnières et même journalières. Aujourd'hui, le 12 mars 2003, je considère qu'il faut enlever quelques pousses inutiles du langage et, après, le laisser en l'état. Tel qu'il est, il peut être utilisé localement dans un programme Python, sous forme de dictionnaire, mais ce serait s'essayer à des acrobaties insensées que de vouloir chercher à faire entrer le « phénomène musique » dans un langage totalement autonome.

La même chose et la suite en style ancien ...

ATTENTION : quelques liens sont pourris ...

... et c'est de l'archéologie pour donner un exemple de ce qu'il ne faut pas faire.

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