Le prix des livres

Le prix des livres

Le texte qui suit a été écrit en ligne et comporte donc quelques erreurs grammaticales dans sa version originale. C'est la loi du genre ...

Le prix du livre m'intéresse parce que j'en achète régulièrement. Notre bibliothèque compte env. 7000 titres (ceci pour dire que j'ai une idée de ce qu'est un livre et un libraire).

J'ai l'impression que cette discussion mélange allègrement les genres. En effet, il faut distinguer points de vente, presque libraires et vrais libraires. Ne parlons pas des points de vente qui ne sont que des points de diffusion de papier maculé. Mais parlons des libraires :

- il y a ceux (en France d'où je vous écris) qui sont approvisionnés d'office et qui de ce fait bénéficient d'une marge avantageuse ; ce sont à mes yeux des presque ou pseudo-libraires. S'il y en a qui disparaissent, ce n'est pas grave;

- il y a ceux qui n'acceptent pas cet état et préfèrent choisir les livres qu'ils mettent en vente ; il leur faut du temps pour recevoir les représentants des éditeurs ; ce temps est rémunéré négativement (par une baisse de leur marge évidemment). Il ne peut pas en disparaître beaucoup, parce qu'il y a peu de ces libraires.

Je préfère fréquenter les vrais libraires - même s'ils me poussent à la ruine. Les étalages des pseudo-libraires m'ennuient et me font perdre du temps. Mais je verrais d'un mauvais oeil que, par je ne sais quel hasard, ces pseudos pourraient vendre moins cher un bouquin qui m'intéresse. Pour que la décantation se fasse honnêtement, il faut qu'il y ait un prix imposé - comme c'est le cas chez nous, en France, et où aucun lecteur ne s'en plaint !

S'il y a des auteurs, éditeurs, diffuseurs ou libraires qui estiment qu'un prix imposé leur procure des gains immoraux, rien ne les empêche de constituer des bibliothèques publiques dans des villes, quartiers et villages où il n'y a pas de libraires. Mais ça c'est sans doute une autre histoire.

Le Temps 14.02.2012